mercredi 14 mars 2018




Tristesse d’ange  



Avoir un cœur d’ange c’est beau, être un ange incarné, c’est magnifique.
Etre une fleur à cinq pétales.
Avoir un cœur d’ange, c’est beau, être un ange incarné, c’est douloureux.
Quand je ne suis qu’un courant d’air, une brève présence, un presque rien,
Pour celles qui m’étaient attachées.

Un ange, souffre-t-il ?
Pleure-t-il ?
Ressent-il l’absence, le manque ?
L’abandon des uns, la trahison des autres ?
Est-ce par son incarnation
Qu’il ressent l’effet néfaste de la comparaison ?

Pourtant il est unique, comme tout être,
juste un peu plus incompris
peut-être un peu plus complexe
Et il attend…..
Les mains tendues, le cœur plein de larmes
et d’interrogations.



Inlassablement, il attend
Et comme il est bonté et pardon
par nature,
et que pour lui aussi le temps passe,
plus lentement peut-être,
il oublie la raison même de son attente
la joie primaire précédant la déception
et ne perçoit plus que  l’ Infime Vibration
qui le préserve.
Juste un souffle.
De cette amitié que certains nomment
à tort parfois, amour inconditionnel.







Petite citation personnelle


« Nous avons tous besoin d’un cocon où nous pouvons bien vivre, en toute sécurité. Mais n’oublions pas que nous sommes également le cocon de notre espace intérieur, de notre âme ».







Duo



L’Amour n’est pas une conquête,
encore moins une lutte
Il est don de soi,
attente longue et douloureuse
ravissement d’un instant
plénitude dans l’absence
écho d’âmes
silence comblé
Il n’est pas toi et moi,
une solitude à deux,
la dissolution
qu’engendre la fusion.
Il est donné simplement,
inconditionnellement,
dans un espace-temps
qui nous échappe.
Il devient invisible
quand nous le scrutons,
l’examinons, l’analysons
avec notre regard imparfait
et un cœur avide.

L’Amour est
Là où Nous sommes.


Deuils



Il est des chagrins et des deuils
que nul ne peut comprendre
ils n’ont de sens
qu’à nos propres yeux.
pour peu qu’on le découvre.
Sont-ils nostalgie
d’une époque heureuse et révolue
quand une « grande » personne
nous tenait la main, nous souriait
nous prenait dans les bras
et effaçait nos bobos et nos peurs ?

Il est des chagrins et des deuils
plus profonds encore,
plus insondables
Peut-on regretter
ce qu’on n’a pas eu ?
Pleurer une personne qui n’était pas là
pour nous consoler ?
La rudesse, l’indifférence
peuvent-elles nous manquer 
doublement ?

Je suis triste
pour cet enfant et moi
J’essaie de le comprendre
Je tente de le rejoindre
Je suis avec lui
Inconditionnellement
Je sèche nos larmes
Dans mon cœur doublement fissuré,
je renais avec lui.
Nous entamons notre seconde vie
Ensemble et pour toujours.

La tristesse se dissipe mais ne meurt pas,
comme le véritable Amour,
elle est une porte ouverte
sur l’Eternité
Et nous vivons, respirons,
nous sommes.
Pas seuls,
nous le découvrons plus tard,
sur le seuil, en attente.

dimanche 31 décembre 2017

D'une plume à l'autre.


Ecrit le 8 décembre 2017 sur facebook.
Ce matin, je me sentais triste, en insécurité en colère aussi à cause de la bêtise et de la méchanceté de certain(s) humain(s). Quelques heures après, j'ai pu récupérer suffisamment et je me suis retirée pour méditer.
Au cours de cette pratique, j'ai senti quelques pétales se déposer en moi et glisser jusqu'à mon coeur. Il y avait même un doux parfum à peine perceptible dans l'air.
En me connectant à mon Etre Intérieur, mes yeux se sont ouverts et j'ai remarqué que ces pétales étaient douces et légères comme des plumes.
J'ai senti une présence chaleureuse et enveloppante, lumineuse, qui m'a aussitôt apaisée. Dans mon coeur, je voyais les personnes qui comptent le plus pour moi, et mon petit chien blanc. Je les voyais tous, homme, femme et animal dans leur authenticité. Et je me suis sentie profondément en harmonie avec eux et heureuse, plénifiée et en confiance.
Je sais que les nuages noirs peuvent apparaître dans la vie et nous effrayer mais après l'orage, ils disparaissent, quant à la lumière, la douceur, l'Amour et l'Amitié, tout cela reste quand on y croit et qu'on accepte de le recevoir et de le partager.
C'est comme si un ange était passé ce matin pour m'apprendre cette leçon.


Toucher l'infini


Rêver sa vie ou vivre ses rêves?

Je choisis la seconde option. Je ne peux pas vivre sans rêves. Rêver, c'est toucher l'Infini.

Quand une amie bien intentionnée me souhaite que se réalisent des rêves qu'à ce jour je ne puis encore envisager, je voudrais répondre qu'il me semble impossible de définir ce dont je ne rêve pas, moi, la rêveuse invétérée!.

Je pense, l'expérience aidant, que les rêves sont là, à notre portée, infiniment disponibles et que certains n'attendent que le bon moment pour se manifester! En fait, c'est magique : les rêves qui sont déjà vécus, réalisés et/ou partagés, tapissent notre Intériorité, remplissent notre coupe de souvenirs très doux et consolident notre Etre. Et miracle, de cette plénitude surgissent de nouvelles pensées/mots/images à la fois en nous et autour de nous. C'est peut-être cela, l'Espérance, le Bonheur, l'Amour originel. L'héritage que nous pouvons transmettre, si nous le choisissons.


lundi 23 novembre 2015

L'enfer, c'est les autres, oui mais..



Si l'humanité entière mettait en oeuvre ses moyens, ses connaissances, son courage pour permettre à tout individu de vivre décemment au lieu de les gaspiller et de se soumettre au culte de l'argent et à la passion d'armes de plus en plus ingénieuses et nuisibles, il y aurait moins de folie, de violence, d'extrémismes. Le mal existe, l'enfer sur terre aussi, depuis tellement longtemps. Mais il est temps que ça s'arrête!
Le paradis qui nous est promis par Dieu??? Supposons qu'il existe et là je pense que ceux qui ont fait du mal à leurs semblables ou qui ont saccagé la terre, ne vont pas y accéder facilement. Si c'était le cas, Dieu serait très permissif, laxiste même (ce qu'il est déjà un peu maintenant en n'intervenant pas).
Personnellement, je ne crois pas en un Dieu pareil (en fait, je ne crois pas en Dieu tel que nous le présente les religions, mais ça c'est un point de vue personnel), ni au paradis promis aux "vaillants combattants" qui tuent des innocents.
A mon sens, le paradis, c'est quelque chose que nous devons créer par nous-mêmes en nous, autour de nous, à notre mesure.

Je ne désespère pas. Je n'oublie jamais que nous sommes tous capables de faire du bien aussi. Pourquoi ne pas essayer?

Si la bonté est comme une tache d'huile la plus pure, elle peut se répandre au-delà des océans, et se déposer sur les mares de sang laissées par les armes meurtrières pour effacer la peur et la haine. C'est mon espérance.